Des
nouvelles de Virginie
Historique
de la maladie de MOYA-MOYA de Virginie
âgée aujourd'hui de 14 ans
ETE
1992
Au
cours d'une sieste de l'après-midi, elle
se réveille en pleurant; impossible de la calmer. Le
médecin arrive, la met au bain, on a l'impression
qu'elle va mieux. Après une visite aux urgences de PARAY LE
MONIAL, le
diagnostic sera une indigestion.
FEVRIER
1993
Virginie
est dans le canapé du salon, et tout à
coup elle ne peut plus bouger son bras gauche. Hospitalisation du
13/02/93 au 16/02/93 avec un
E.E.G.Electro Encéphalo Gramme
et
une
I.R.M.Imagerie
en Résonance Magnétique
Conclusion
de l'E.E.G.:
Tracé de veille de sommeil sensiblement normal; à
signaler simplement, au cours du sommeil que les fuseaux
étaient moins visibles en regard de
l'hémisphère droit.
Conclusion
de l'I.R.M.:
Une anomalie que le pédiatre aura du mal à
analyser, On nous conseille de consulter le docteur G. à
LYON.
Ce
dernier est tout à fait rassurant. Nous demandons
s'il faut refaire une I.R.M. dans quelques mois, sa
réponse est "non".
MARS
1993
Crise
de nerfs avec mouvements brusques des bras et des jambes, se laisse
aller, ne nous entend pas. Cela a duré plus de 2 heures.
Ensuite, elle a été très
fatiguée, très lasse avec des envies de pleurer.
A la suite de cette journée, elle n'a plus voulu
manger et vomissait le peu qu'elle avalait. Nous sommes
retournés voir le pédiatre qui a conclu
à "une petite déprime suite aux
examens". Virginie a fait une cure de MAG 2 pendant 6
semaines, et il a bien fallu 15 jours pour que l'on commence
de voir une envie de revivre. Pendant cette période elle a
eu 2 faiblesses sur la jambe droite environ 15 minutes. On a
l'impression que la main droite se dirige mal
également, puis tout rentre dans l'ordre comme si
de rien n'était.
AVRIL
1993
Suite à une chute, jambes molles l'espace
d'un instant.
MAI
1993
A midi,
Virginie est très fatiguée, elle ne peut tenir sa
fourchette. Au bout de 2 heures seulement elle peut serrer avec sa main
droite. On remarque également que le pied droit se dirige
mal pour enfiler la chaussure. Les jours qui vont suivre on
s'apercevra que la moindre contrariété
lui entraîne des faiblesses de sa jambe et de sa main droites.
JUILLET
1993
Nouvel
incident à la piscine. Peu de temps après avoir
été dans l'eau, elle demande
à sortir car elle ne tient plus debout et sa tête
penche comme si elle ne pouvait la tenir. Elle s'assied puis
somnole pendant ¾ d'heure. Le soir elle se
plaindra de maux de tête. Dans les mois qui vont suivre, des
crises identiques vont se manifester et cette fois on note que lorsque
Virginie reprend conscience, elle a le champ de vision trouble car elle
est incapable de passer une porte sans se cogner. Nous tenons
régulièrement le pédiatre au courant
et il a bien du mal à nous prendre au sérieux en
pensant même que nous surveillons trop Virginie.
JUILLET
1994
Le
pédiatre se renseigne toutefois auprès
d'un neurologue à LYON. Celui-ci conclut que les
symptômes de Virginie ressemblent probablement à
des crises d'épilepsie. Nous allons donc commencer
un traitement au Tégrétol. Au bout de 2 mois, les
crises ont disparu.
SEPTEMBRE
1994
Virginie
se lève un matin sans pouvoir bouger son bras
droit. Elle est admise rapidement à
l'hôpital du Bocage à DIJON du 17 au 28
Octobre 1994. A la fin des examens, nous avons enfin un diagnostic
"syndrome de Moya-Moya" et il est urgent
d'intervenir.
FEVRIER
1995
Hospitalisation
du 28/02/95 au 16/02/95 à
l'hôpital Necker Enfants Malades de PARIS pour
bilan complet et intervention consistant en une dérivation
artérielle gauche pour revasculariser.
AOUT
1995
Nouvelle
hospitalisation à Necker pour la
deuxième intervention de dérivation
artérielle droite.
Si
nous faisons un bilan
aujourd'hui, les deux interventions ont
été bénéfiques puisque la
dernière I.R.M. du mois de Décembre 2003 est
rassurante quant à la pathologie de notre fille puisque rien
ne paraît nous faire craindre une ischémie
récente ou en cours de constitution.